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Loi Girardin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-08-2006

L'objectif de promotion sur le long terme des investissements outre-mer doit davantage être pris en compte, les dispositions actuellement en vigueur étant à la fois trop limitées dans le temps et trop contraignantes, tant au regard du champ des activités éligibles à l'avantage fiscal qu'en terme de procédure. En outre, il doit y avoir plus de transparence dans le traitement administratif des dossiers et une déconcentration accrue du processus d'octroi des agréments lorsqu'il sont nécessaires.

En conséquence :

  • Pour offrir aux acteurs économiques un cadre stabilisé sur le long terme, la durée de validité du dispositif de défiscalisation sera portée à quinze ans, soit jusqu'au 31 décembre 2017.

  • S'agissant des investissements dans le secteur du logement.

  • Le taux de défiscalisation pour les logements locatifs "libres", c'est-à-dire non soumis à conditions de ressources et à plafonnement des loyers, sera porté de 25 à 40%;

  • Le taux de défiscalisation pour les logements destinés à la location "intermédiaire" c'est-à-dire soumis à conditions de loyer et de ressources des locataires, sera porté de 40 à 50%. De plus, dans ce dernier cas, la durée de conservation par le contribuable de parts ou d'actions souscrites, lorsque l'investissment a eu lieu sous cette forme, sera ramené de six a cinq ans.

  • Pour le propriétaire occupant, le taux de défiscalisation sera maintenu à 25%, mais l'avantage fiscal sera étalé sur une période de dix ans pour permettre à davantage de contribuables de bénéficier pleinement de la mesure.

  • Le plafond du prix au m² pour les propriétaires désirant bénéficier de l'avantage fiscal pour leur résidence principale, sera porté de 1525 € (valeur 2000) à 1750 € HT. Ce plafond sera en outre indexé sur le coût de la construction, et étendu aux autres types de logements, pour offrir une plus grande sécurité aux investissements, notamment dans le secteur locatif.

  • Pour lutter contre les dégradations rapides que connaissent les bâtiments et préserver le patrimoine bâti ancien (cases créoles...), les travaux de réhabilitation des logements de plus de 40 ans seront éligibles à la défiscalisation, au taux de 25% sous réserve d'un avis favorable des services techniques compétents.

  • Un avantage supplémentaire de 10 points de réduction d'impôts sera accordé aux logements locatifs situés en zone urbaine sensible, afin de permettre une plus grande mixité sociale et revitaliser ces quartiers.

  • Une majoration supplémentaire de 4 points de réduction sera accordé lorque les logments sont alimentés à partir de l'énergie solaire afin de favoriser le recours à ce type d'énergie.

  • Pour tenir compte de l'importance des retards de développement outre-mer et des niveaux élevés de chômage, l'éligibilité des investissements à la défiscalisation deviendra la règle quasi-générale. Seules, en effet certaines activité, en nombre limité, demeureront exclues du dispositif (commerce, activités financières, navigation de croisière, restauration...)

  • Les secteurs pour lesquels le respect de la réglementation communautaire le rend nécessaire (transport, agriculture, pêche maritime et aquaculture; autres secteurs qui font l'objet de règles communautaires de restrictions spécifiques) feront désormais l'objet d'un agrément au premier euro.

  • Le seuil d'agrément obligatoire, quel que soit l'investissement sera relevé de 760 000 à 1 000 000€, tandis que le seuil applicable pour les investissements réalisés par des contribuables non exploitants sera maintenu à 300 000 € dans un souci de protection de l'investisseur externe. La dépense d'agrément dont bénéficiaient certaines sociétés exerçant depuis plus de 2 ans outre-mer et dont l'investissement financé par apport externe est inférieur à 150 000 € sera maintenue.

  • La réduction d'impôt sur le revenu deviendra imputable sans plafonnement (actuellement 50% de l'impôt dû) dès la première année. Pour les particuliers non exploitant, mécanisme de report identique à celui qui ne concerne actuellement que les investisseurs exploitants leur étendu.

  • La règle de la non déduction de l'assiette fiscale éligible des aides résultant de la mise en oeuvre des régimes autonomes d'aide fiscale aux investissment propoes à la Nouvelle-Calédonie, à la Polynésie Française, à Wallis-et-futuna, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon sera affirmée.

  • L'abattement d'1/3 des résultats provenant d'exploitation outre-mer sera étendu à tous les secteurs visés par le dispositif d'aide fiscale aux investissements.

  • Afin de favoriser le drainage de l'épargne des particuliers au bénéfice des entreprises de l'outre-mer, une réduction d'impôt de 50% sera accordée au titre des souscriptions au capital de sociétés agréées (SO.FI.OM) intervenant dans le financement d'entreprises exerçant exclusivement leur activité dans les DOM dans les secteurs éligibles, sous condition du maintien des dites souscription pendant une durée minimale de cinq ans.

  • Compte tenu du caractère sinistré du secteur hôtelier aux Antilles et de son importance vitale pour l'outre-mer et devant la nécessité de restaurer sa marge de rentabilité par le recours à l'investissement externe :

    • Le taux de défiscalisation sera porté à 70% pour les travaux de réhabilitation hôtelière dans les DOM sauf pour la part de l'investissement relative au rachat du terrain et de l'immeuble existants pour lequel le taux actuel continue de s'appliquer (50 ou 60% selon le lieu).

    • La possibilité d'imputer sur le revenu global des investisseurs les déficits provenant de l'exploitation des sociétés en nom collectif ("détunnélisation") sera rétablie, au profit des opérations de rénovation ou de réhabilitation hôtelière, et pour une durée de 5 ans.

    • Le plafonnement des amortissements prévu à l'article 39 C du CGI sera levé pour une durée de 5 ans, pour les opérations de rénovation ou de réhabilitation hôtelières.

  • Les taux de défiscalisatin (50% et 60% actuellment) seront majorés de 10 points lorque les investissements concernent des projets de production d'énergies renouvelables.

  • Les conditions de délivrance de l'agrément seront modifiées :

    • L'agrément sera tacite à défaut de réponse de l'administartion dans un délai de trois mois à compter de la réception de la demande (sous réserve de l'éventuel délai d'examen par la Commission européenne), ce délai étant ramené à deux mois lorsque l'agrément est délivré localement.

    • Tout dossier pour lequel des réserves à l'agrément seront émises par l'administartion pourra être soumis par le demandeur, pour avis, à une commision, locale ou centrale, interministérielle. En cas de saisie de la commision, l'agrément ne pourra être délivré ou refusé qu'après émission de son avis.


Les commisions examineront également, pour avis, les modalités de reprises de l'avantage fiscal de façon à proportionner ces reprises aux responsabilités incombant réellement aux investisseurs.

Un texte réglementaire permettra d'élever le seuil de prise de décision au niveau local. Cette déconcentration, outre une meilleure capacité d'appréciation de la validité du projet, assurera une prise de décision plus rapide.

 
Dernières news
Niches fiscales : la commission des finances de l'Assemblée Nationale préconise les plafonnements Dans un rapport remis jeudi, la commission des Finances de l'Assemblée nationale a proposé le plafonnement et la limite dans le temps de l'ensemble des niches fiscales. La commission a recensé 486 niches fiscales, contre 418 en 2003, leur coût pour l'état avoisinant à l'heure actuelle 73 milliards d'euros.
 
Newsflash
Fiscalité des dons Une réduction de 66% est accordée aux contribuables sur le montant des dons aux associations et aux fondations, dans la limite de 20% du revenu imposable. En ce qui concerne les dons aux organismes d'aide aux personnes (nourriture, logement), la réduction est portée à 75% des sommes versées, avec un plafond fixé à 488 €
 
Allègements fiscaux
Réduction d'impôt sur le revenu pour souscription au capital d'une PME

Objet :

Les personnes physiques qui souscrivent au capital de sociétés non cotées exerçant une activité industrielle, artisanale, commerciale, libérale ou agricole peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu jusqu’au 31 décembre 2006.

La société pour laquelle est souscrit le capital doit répondre à toutes les conditions suivantes :

  • ne pas être admise aux négociations sur un marché réglementé français ou étranger ;
  • relever de l’impôt sur les sociétés et être détenue à plus de 50 % par des personnes physiques ou des sociétés de famille ;
  • exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou non commerciale ;
  • La souscription peut être réalisée tant au moment de la constitution de la société qu’à la faveur d’une augmentation de capital ultérieure. Dans cette seconde hypothèse, la société bénéficiaire doit également avoir réalisé un CA HT inférieur ou égal à 40 M€ ou avoir un total du bilan inférieur à 27 M€ au titre de l’exercice précédant l’augmentation de capital. Ces montants s’apprécient en tenant compte du chiffre d’affaires et du total de bilan des sociétés dans lesquelles la société bénéficiaire de la souscription détient directement ou indirectement des titres de participation et au prorata de sa participation dans ces sociétés.

Peuvent en bénéficier :

  • créateurs d’entreprises qui souscrivent en numéraire au capital de leur propre société ;
  • personnes physiques fiscalement domiciliées en France qui souscrivent en numéraire au capital d’une société et s’engagent à conserver l’ensemble des titres reçus à cette occasion jusqu’à la fin de la cinquième année suivant celle au cours de laquelle la souscription a été réalisée.

Montant :

La réduction d’impôt est égale à 25 % du montant du versement.

Elle est limitée à :

  • 20 000 € par an pour une personne seule,
  • 40 000 € par an pour un couple.


Les versements qui excèdent le plafond annuel sont reportables sur les trois années suivantes. Étalé sur quatre ans, le montant total des versements ouvrant droit à la réduction d’impôt s’élève donc au total à 160 000 € (couple) ou 80 000 € (personne seule).

Lorsque le montant de la réduction d’impôt est supérieur à celui de l’impôt dont le contribuable est redevable, la fraction qui n’a pu être imputée ne peut donner lieu ni à un remboursement ni à un report sur l’impôt dû au titre des années suivantes.

La réduction d’impôt n’est pas cumulable avec :

  • la déductibilité des intérêts d’emprunt contractés pour souscrire au capital de sociétés nouvelles ou de sociétés coopératives ouvrières de production (SCOP) ;
  • les souscriptions au capital de SOFICA et de SOFIPECHE ;
  • les souscriptions financées au moyen de l’aide financière de l’État d'encouragement au développement des entreprises nouvelles (EDEN) ;
  • l’exonération des plus-values de cession de titres d’entreprises éligibles au régime fiscal des Jeunes entreprises innovantes (JEI) ;
  • les investissements outre-mer.


Il est cependant possible de bénéficier de la déduction des pertes en capital dans l’hypothèse où l’entreprise au capital de laquelle il a souscrit échoue. Cependant, la réduction d’impôt fera alors l’objet d’une reprise au titre de l’année où la déduction est pratiquée.

Références :

  • Art. 199 terdecies-0 A du Code Général des Impôts.
   
Situation personnelle
Les simulateurs patrimoniaux en ligne : simulation de crédit, d'impôt ou de défiscalisation Internet regorge de simulateurs en tous genres qui peuvent se révéler très utiles au moment de faire des choix patrimoniaux. Petit tour d'horizon de ces outils qui vous permettront de mieux gérer votre patrimoine :
 
Investissements immobiliers
Les placements en SCPI L'investissement en SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), également appelé "pierre-papier", connait un beau succès depuis 1997. Mais le choix d'une SCPI requiert au préalable de bien déterminer ses objectifs : plus-values à long terme, revenus réguliers ou simple support défiscalisant ? De même, l'acquisition des parts de SCPI devra être étudiée soigneusement (comptant, crédit ?) pour éventuellement parvenir à une formule de SCPI sans impôts...
 
ISF (Impôt sur la fortune)
Réduction d'ISF et d'IR pour la souscription de parts de FCPI ou de FIP

Quelles sont les modalités de prise en compte des frais ou commissions de souscription, et notamment des droits d'entrée, dans la base de calcul des réductions d'impôt de solidarité sur la fortune et d'impôt sur le revenu prévues respectivement à l'article 885-0 V bis et aux VI et VI bis de l'article 199 terdecies-0 A du code général des impôts (CGI), en cas de souscription de parts de fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) ou de fonds d'investissement de proximité (FIP) ouvrant droit à la réduction d'ISF, pour une fraction du versement effectué au titre de la souscription, et à la réduction d'impôt sur le revenu, pour l'autre fraction du même versement ?

S'agissant de la réduction d'ISF, le dernier alinéa du 1 du III de l'article 885-0 V bis du CGI dispose que « les versements servant de base au calcul de l'avantage fiscal sont ceux retenus après imputation de l'ensemble des frais et commissions (...) ».

Par conséquent, les frais ou commissions de souscription, parmi lesquelles figurent les droits d'entrée, ne sont pas pris en compte pour le calcul de cet avantage fiscal.

S'agissant des réductions d'impôt sur le revenu prévues aux VI (FCPI) et VI bis (FIP) de l'article 199 terdecies-0 A du CGI, la doctrine administrative (DB 5 B 3392 n° 38, mise à jour au 23 juin 2000, pour les FCPI et BOI 4 K-2-07 n° 93 pour les FIP) prévoit que « la base de la réduction d'impôt est constituée par le total des versements effectués au cours d'une même année civile au titre des souscriptions qui répondent aux conditions (...). Les versements sont retenus frais de souscription compris (...) ».

Il s'ensuit que les frais ou commissions de souscription attachés aux versements retenus pour la détermination de la réduction d'impôt sur le revenu précitée sont également pris en compte dans la base de calcul de cette réduction d'impôt.

Pour l'application de ces dispositions en cas de souscription de parts de FCPI ou de parts de FIP ouvrant droit à la réduction d'ISF, pour une fraction du versement effectué, et à la réduction d'impôt sur le revenu, pour l'autre fraction du même versement, les frais ou commissions de souscription :
- ne sont pas pris en compte pour le calcul de la réduction d'ISF ;
- sont pris en compte, pour le calcul de la réduction d'impôt sur le revenu, à proportion de la fraction du versement retenue pour la détermination de cette réduction d'impôt.

Les frais ou commissions de souscription attachés à la fraction du versement éligible à la réduction d'ISF ne peuvent donc pas être retenus pour le calcul de la réduction d'impôt sur le revenu.

 
Successions
Droits de mutations à titre gratuit : modifications en matière de successions et de libéralités

La loi n°2006-728 du 23 juin 2006 portant réforme des successions et des libéralités a opéré une réforme profonde du droit patrimonial de la famille. Les principaux objectifs de cette loi sont d'accélérer et de simplifier le règlement des successions et de faciliter la gestion du patrimoine successoral.

 
Impôt sur le revenu
Impôt 2008 : augmentation du plafond de déduction de l'épargne-retraite Les cotisations d'épargne-retraite (cotisations versées à un régime obligatoire ou complémentaire, versements effectués sur un Plan d'épargne retraite populaire) sont déductibles du revenu global à hauteur d'un plafond annuel déterminé en fonction des revenus professionnels. Ce plafond, imprimé sur la déclaration de revenus, est calculé individuellement.

A compter de cette année, pour les mariés ou pacsés, soumis à une imposition commune, le plafond de déduction personnel et celui du conjoint ou partenaire sont additionnés. Ainsi, on peut utiliser le plafond ou la fraction du plafond non utilisés par le conjoint ou partenaire.
 

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Flash info

Impôt 2008 : investissements locatifs dans une résidence de tourisme

Les investissements locatifs dans une résidence classée résidence de tourisme (par la Préfecture) ouvrent droit sous certaines conditions à une réduction d'impôt.

Désormais, une réduction d'impôt est également prévue pour les investissements locatifs dans les résidences hôtelières à vocation sociale (résidences également agréées par la Préfecture).

Elle s'applique aux logements acquis entre 2007 et 2010. Si vous avez acheté en 2007 un logement dans ce type de résidence, vous pouvez bénéficier de cette réduction d'impôt.

Elle concerne l'acquisition de logements neufs, en l'état futur d'achèvement, ou de logements à rénover. Le logement doit être loué nu pendant au moins neuf ans à l'exploitant de la résidence hôtelière.

A noter toutefois que vous ne pouvez pas bénéficier à la fois de cette réduction d'impôt et de celle prévue en faveur des investissements dans les résidences de tourisme.